Jeudi, 19 mars 2020

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Solennité de saint Joseph

Pour vivre le dimanche sans l’Eucharistie
Lecture pour la Solennité de saint Joseph
Commentaire…
Bonne Fête aujourd’hui  de St Joseph époux de Marie !

Quel homme aurait jamais pu être jugé digne de devenir le véritable époux de la Vierge Immaculée et de la mère de Dieu ? Quel descendant d’Adam aurait jamais pu être élevé, un jour, à la dignité de devenir le véritable père terrestre de la Lumière incréé, du Fils éternel du Dieu Vivant ? Plus singulière et inouïe vocation de Joseph que l’Eglise reconnaît comme son patron universel !

St Joseph, homme juste et craignant Dieu, modèle des croyants !  Abîme de pauvreté, d’humilité, d’abandon et de confiance en Dieu, de docilité au St Esprit et d’obéissance au Père, modèle de Foi, de patience, d’amour, de service et de sacrifice sponsal et paternel ! St Joseph, qui fut choisi de toute éternité par notre Père Céleste pour être le vrai père sur terre de son Fils bien aimé, tout en étant l’époux très chaste de Marie toujours Vierge !  Celui à qui l’Enfant-Jésus pouvait dire « abba ! » « papa ! » avec toute la confiance, l’amour et l’admiration d’un petit enfant, d’un véritable petit d’homme, fragile, vulnérable et totalement dépendant : ce que Dieu voulut être à l’égard de sa propre créature, son image et ressemblance : « Il sera pour moi un fils et je serai pour lui un père ! »

Selon St Thomas et la Tradition de l’Eglise nous disent que  les fiançailles et le mariage de Marie et de Joseph furent le  plus parfait des amours humains et  la plus parfaite des amitiés conjugales qui jamais ne fut ni ne sera. Mystérieuses fiançailles et mariage de Joseph et de Marie en qui se réalisent et se manifestent ce désir et ce plan, cette vocation de  fiançailles et de mariage spirituel de Dieu avec chacun de nous, en notre for-intérieur et par toute notre vie, tels que prophétisées par le prophète Osée : «  Je te fiancerai à moi et je t’épouserai pour toujours dans la justice et le droit, dans la miséricorde et la tendresse, Je te fiancerai à moi et je t’épouserai  dans la foi, la confiance et la fidélité ( selon les 3  sens du mot « émouna » en hébreu ) ».

En ce jour l’Eglise nous donne à entendre et méditer ce passage de l’Évangile de Luc : « Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. » Lc 2, 41-51a

Ce récit de la disparition de Jésus, comme une fugue à  l’âge de 12 ans est le seul événement de toute la vie cachée de Jésus qui nous soit rapporté, depuis sa Présentation au Temple où il n’avait pas 1 an jusqu’à son baptême et au début de sa vie apostolique jusqu’à l’âge de 30 ans environ. « C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent » : Trois jours d’anxiété, de souffrance et d’angoisse que Jésus impose à Marie et à Joseph comme une mystérieuse participation anticipée au mystère de sa Passion !  Et cela pour une grâce et une miséricorde unique de visitation et d’enseignement accordée aux docteurs de la Loi dans l’enceinte du Temple de Jérusalem, d’une manière si douce et humble, par le plus beau des enfants des hommes : «  ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses » !!

Au reproche que semble lui adresser sa mère Jésus répond mystérieusement : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? ». Ce qui nous laisse à entendre que jusque là Jésus ne leur avait manifesté que son humanité, du moins qu’il ne s’était comporté avec eux jusque là que comme un enfant, comme leur enfant. Et voilà que pour la première fois il leur parle de sa mission, jusque là toute cachée, d’être « aux affaires de son Père » et de commencer son enseignement dans le Temple auprès des docteurs alors qu’il n’était qu’un enfant  !  Mais, nous dit l’Évangile : «  ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. »

Nous aussi peut-être nous ne comprenons pas ce qui nous arrive et nous est imposé en ce moment, et surtout le plus rude : que les messes ne sont plus célébrées publiquement et  que nous ne pouvons plus communier. Dans cette obscurité que St Joseph en ce jour nous aide à la confiance à Dieu ! Qu’Il nous aide à prier, à croire, à intercéder, qu’il nous aide à rechercher la volonté de Dieu et à être docile aux inspirations de son Esprit !

Fr Ismaël,

Voir les commentaires des jours précédents:

Mercredi, le 18 mars 2020: fr Jean-Joseph

Mardi, le 17 mars 2020: fr Benoît-Étienne

Lundi, le 16 mars 2020: fr Syméon

Dimanche, le 15 mars 2020: fr René