Évangile commenté

Evangile du Vendredi 10 avril 2020 – Vendredi Saint

Vendredi Saint

Lecture pour l’office du Vendredi Saint
Commentaire…

Après son arrestation, Jésus est resté très silencieux durant tout son procès chez Caïphe, chez Ponce Pilate, ou pendant le chemin de Croix.

Puis, alors qu’il est crucifié, Jésus dans l’évangile de saint Jean nous donne trois paroles. Nous devons les garder, tout comme celles rapportées par saint Luc, comme des trésors, comme une sorte de testament.

La première d’entre elles s’adresse à Marie. Jésus lui demande de regarder Jean comme son fils : il ne s’agit pas d’une demande de sa part, mais comme la constatation d’un fait. Par le don que Jésus fait de lui-même à la Croix, Il sauve tous les hommes et leur donne donc la Vie : « Je suis la Résurrection et la Vie. Tout homme qui croit en moi, même s’il meurt vivra » (Sr jean XI, 25). Parce qu’elle est totalement unie à Jésus dans l’amour et dans la volonté de son Père (c’est elle qui offrira le coup de lance au Père, Jésus ne pouvant le faire, puisque déjà mort), Jésus lui indique qu’elle devient la mère de tous ceux qu’Il sauve. Mère de Jean, et des disciples, Marie devient ainsi notre Mère, et par sa maternité d’amour sur nous, veut nous faire vivre du salut donné par Jésus et de son Amour Crucifié et Glorifié. C’est donc un don nouveau que Jésus fait à Marie et qu’Il nous fait.

La deuxième parole se situe peu de temps avant la mort de Jésus. Elle rappelle deux psaumes : le psaume 41 et le psaume 62 qui disent « mon âme a soif de Dieu ». Au paroxysme de son offrande d’amour sur la Croix, Jésus proclame sa soif d’aimer le Père et de nous aimer. Recevons nous dans notre cœur cette soif de Jésus de nous aimer ? Voulons nous y répondre dans notre vie ?

La troisième parole : « Tout est accompli » reprend ce que Jésus disait dans le sermon sur la montagne : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir (St Matthieu V, 17). Jésus a mené à bonne fin la volonté du Père de sauver les hommes, ce qui est la Gloire du Père, ainsi que celle de son Fils. Et il nous faut lire cette volonté du Père, non pas dans la souffrance du Christ, qui n’est qu’un moyen, mais un moyen voulu par le Père, mais dans l’amour qui est dans le cœur de Jésus et que nous révèlent notamment ses dernières paroles, et que nous dévoile aussi après coup son cœur transpercé et donc exposé sur nos Croix. Regarder la mort de Jésus comme la proclamation de la victoire de l’amour de Dieu sur la mort, le péché, le mal.

Enfin, Jésus meurt, non pas d’asphyxie, qui est la mort normale des crucifiés, mais en remettant son esprit, qui est bien le don ultime qu’il fait de sa vie et que le Père accueille, en la prenant. En offrant son esprit, l’Esprit d’amour du Père et du Fils, Il répand ce même Esprit d’amour sur toute l’humanité.

fr Jean-Joseph

 

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