Évangile commenté

Evangile du Vendredi 15 mai 2020

Vendredi de la 5e semaine du Temps Pascal
(15 mai 2020)

Lecture du jour 

Commentaire

Comment peut-on commander à quelqu’un d’aimer ? Aimer n’est-il pas l’acte le plus libre que nous posions. Personne ne peut nous forcer à l’aimer ou nous commander d’aimer quelqu’un.

Ce commandement répond en fait à la question : comment rester uni à Dieu ? Jésus répond depuis le chapitre précédent de l’Évangile : en restant fidèle à ses commandements, c’est-à-dire en les accomplissant dans nos actes concrets, et en les prenant comme lumière dans notre vie personnelle. Il insiste ici sur le commandement de l’amour. Nous restons uni à quelqu’un en ayant le même projet que lui, en réalisant la même œuvre et ce jusqu’à avoir avec lui la même intention de vie. Ce commandement de l’amour fraternel nous invite à avoir la même intention que Jésus : comme Il nous aime, aimons-nous les uns les autres. Nous entrons ainsi dans son intention, et restons ainsi unis à Lui dans celle-ci. Ce qui signifie aussi que nous œuvrons de concert et que la grâce travaille notre cœur pour nous permettre progressivement d’aimer comme Il aime.

Le deuxième aspect n’est pas seulement d’aimer notre prochain, ce qui est déjà difficile, mais de l’aimer comme Jésus l’aime. Nous ne pourrons jamais l’aimer avec la même intensité, car l’amour de Jésus pour chacun de nous est l’amour divin à travers le cœur humain de Jésus. Mais, nous pouvons, avec la grâce du Christ, faire pour lui ce que Jésus fait pour lui à tout instant. Ainsi, dans le lavement des pieds, réalisé par Jésus au début du repas de la Cène, donc quelques instant plus tôt, Jésus nous invite explicitement à refaire les uns pour les autres ce geste qu’il vient d’accomplir. Aussi, sommes-nous prêts à servir vraiment notre frère jusque dans les tâches les plus simples, les plus humbles, sans rien demander en retour. Dans le moment suivant, Jésus fait pour Judas, dont il vient d’annoncer la trahison, le geste de l’ami. Sommes-nous prêts à aimer, y compris nos ennemis, celui qui nous trahit, qui parle mal de nous, qui nous a fait du mal… ? Puis, Jésus se donne dans l’Eucharistie : Il devient Pain de vie pour chacun de ceux à qui Il se donne. Sommes-nous prêts à nous offrir pour transmettre toujours ce qui est de l’ordre de la vie, de l’amour ?

Quel est ce fruit que nous devons porter à la suite du Christ ? Le fruit est toujours du côté de la vie, de la fécondité, et donc de l’amour.

Nous sommes les amis du Christ, car Il nous transmet tous les secrets de son Père. Le secret de la victoire de l’amour divin, auquel nous sommes associés et duquel nous vivons, serait ce grand commandement de la charité fraternelle.

Frère Jean-Joseph

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