Évangile commenté

Evangile du Mardi 19 mai 2020

Mardi de la 6e semaine du Temps Pascal
(19 mai 2020)

Lecture du jour 

Commentaire

Nous sommes dans le temps liturgique presque 40 jours après Pâques, deux jours avant la fête de l’Ascension. A première vue on pense que quand au début de l’évangile d’aujourd’hui nous est dit : « En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples » que « ce temps-là » correspondrait précisément au moment où Jésus préparait ses disciples à son départ au ciel 40 jours après Pâques. Les paroles  « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé » semblent parfaitement y correspondre. Mais grande est notre surprise quand nous cherchons le contexte historique de ces paroles et constatons qu’elles ont été prononcé par Jésus avant Pâques, la veille de sa mort, le Jeudi Saint.

L’Ascension de Jésus au ciel nous donne l’assurance qu’il est victorieux de la mort, mais pour nous, dans notre sensibilité, cela reste une séparation et peut nous attrister. L’Eglise en est très consciente, c’est pour ça qu’elle nous fait résonner ces paroles que Jésus avait adressé à ses disciples juste avant sa mort : « et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.

Il faut enfin se réveiller de notre torpeur qui était aussi celle de Marie-Madeleine le matin même de la Résurrection qui voulait retenir le corps de Jésus pour elle-même. Ici Jésus nous explique avec clarté la nécessité de son départ :

Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.

Le « Défenseur » dont Jésus parle est l’Esprit Saint. L’Esprit Saint à la différence de Jésus n’a pas de corps. Tout en lui est spirituel. Son action n’est pas moins réelle, mais seulement imperceptible à nos sens externes. Par la foi, l’espérance et la charité (les trois vertus théologales) il nous est possible à  nous laisser envahir par son souffle. Jésus nous annonce son action :

« Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. »

Puis il nous l’explique en détail :

En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. On pouvait passer à côté de Jésus sans croire en lui. Avec l’Esprit Saint ceci n’est plus possible, car on ne peut le percevoir que dans la foi.

En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. Croyant ou incroyant : extérieurement on est tous au même niveau !

En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. » L’attachement à l’Esprit Saint nous met en paix et sécurité.

Bernhard Maria

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