Évangile commenté

Evangile du Mardi 2 juin 2020

Mardi de la 9e semaine du Temps Ordinaire
(2 juin 2020)

Lecture du jour 

Commentaire

Quoi d’étonnant ? La simplicité et la perspicacité de Jésus dans une situation ou on veut lui compliquer la vie d’une façon malveillante. Jésus ne se laisse pas emporter par le courant des opinions, mais il va au fond des choses. Il ne donne pas non plus des réponses faciles en enlevant à celui qui lui pose la question la tâche à chercher lui-même jusqu’au bout. En ces deux choses (aller au fond des choses d’une part, et d’inviter à la recherche de la vérité d’autre part) Jésus se montre donc comme un maître excellent.

Pour aller au fond des choses : Jésus évite la réponse facile comme l’exigeait ses interlocuteurs. Jésus ne dit ni « oui », ni « non » à cette question habilement préméditée en vue de le faire tomber dans un piège. S’il répondait « oui » il se mettrait à dos les fervents du peuple juifs. S’il répondait « non » il pourrait être dénoncé auprès de l’occupant romain.

Jésus ne leur cache pas qu’il entrevoit leur mauvaise intention et il la  dénonce : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? » Mais malgré tout il garde toute sa bonté. Il ne se fâche pas et patiemment il les remet sur le bon chemin en les invitant à chercher la vérité toute simple, même si elle est difficile à vivre.

Pour cette recherche il demande leur coopération : Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Jésus les met devant la réalité telle qu’elle est et qu’on ne peut pas éviter. C’est un fait qu’Israël est occupé par les Romains. Beaucoup auraient voulu que Jésus comme Messie vienne libérer le peuple du joug des Romains. Jésus n’y a même pas pensé un seul instant. Il venait pour libérer son peuple et les personnes de son peuple d’un joug plus lourd encore, à savoir le péché qui depuis la faute originelle restait incrusté dans le cœur de l’homme comme une plaie qui ne veut pas cicatriser.

Et Jésus arrive à leur faire dire la vérité de fait : De César », répondent-ils.» Et alors, à ce moment-là, Jésus peut leur dire une vérité plus profonde qui devrait les aider à accepter la vérité moins agréable parce que moins importante : « Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Avec ces paroles Jésus rappelle à son peuple ce pourquoi il est fait en toute circonstance. Dieu a choisi ce peuple pour qu’il soit le milieu où on peut apprendre à connaître et aimer l’unique et vrai Dieu. De même que la pièce de monnaie qui porte l’effigie de César doit être rendu à César, de même l’homme qui porte en lui l’effigie, l’image de Dieu, doit trouver son bonheur à pouvoir se remettre librement à Dieu.

Fr. Bernhard Maria

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