Évangile commenté

Evangile du Jeudi 23 avril 2020

Jeudi de la 2e semaine du Temps Pascal
(23 avril 2020)

Lecture du jour 

Commentaire:

Dans ce passage de l’Évangile de Jean il y a comme un refrain qui va structurer le discours de Jésus : « Celui qui vient d’en haut ; celui qui vient du ciel ; celui qui reçoit ; celui qui croit ». Autant d’indications qui nous sont données pour vivre de la résurrection du christ.

Les deux premiers « celui » désignent le Christ et les deux suivants nous désignent. Alors commençons par regarder « celui qui vient d’en haut, celui qui vient du ciel ». Qu’est-ce que Jean nous dit du Christ ? Il vient d’en haut, il vient du ciel c’est-à-dire qu’il auprès du Père. Celui qui est d’en haut, est du Père, demeure dans le Père. Il parle non de façon terrestre mais de façon divine car il est Dieu. Le Christ témoigne de ce qu’il a vu et entendu auprès du Père. Le témoin n’est pas le spectateur. Le témoin s’engage tandis que le spectateur regarde de l’extérieur et ne s’engage pas. Nous sommes donc invités, tout comme le Christ, à être de vrai témoin de la résurrection et non de simple spectateurs. A annoncer « à temps et contre temps » comme nous le dit Saint Paul la résurrection de Jésus pour notre monde éprouvé.

Pour cela nous devons être « celui qui reçoit ; celui qui croit ». Saint Jean nous indique par là deux attitudes que nous devons suivre : recevoir et croire. Notre participation au mystère de la résurrection est donc de le recevoir et d’y croire. Non seulement le recevoir mais aussi y croire. Lorsque nous recevons il y a quelque chose de passif : lorsque nous recevons un cadeau, on nous le dépose dans nos mains. Nous acceptons ce qui nous est donné. En revanche dans le fait de croire il y a quelque chose d’actif :  croire nécessite un acte de volonté de notre part et d’adhérer à ce qui nous est dit. Il y a donc une action, une démarche de notre part.

Ces deux attitudes sont nécessaires et complémentaires pour être de vrais témoins. Avant de témoigner il nous faut recevoir et croire au mystère du Christ ressuscité, vivant. « Il est grand le mystère de la foi » dit on lors de la liturgie Eucharistique.

À la lumière de cet Évangile nous pouvons nous demander si chacun personnellement nous recevons la Parole de Dieu et nous y croyons, si nous recevons la résurrection du Christ et si nous y croyons et ainsi nous demander au terme si nous sommes témoins du Christ dans le monde d’aujourd’hui, si nous annonçons l’Évangile aujourd’hui.

fr Benoît-Étienne

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