Évangile commenté

Evangile du Jeudi 26 mars 2020

Jeudi de la 4e semaine du Carême

Pour vivre le dimanche sans l’Eucharistie

Lecture du Jeudi de la 4e semaine du Carême
Commentaire…

Les deux dernières semaines avant la Sainte Semaine, l’Eglise nous propose chaque jour des passages de  l’Évangile de Saint Jean, tirés des  chapitres  5 à 11. Ce cœur de l’Évangile Johannique est consacré aux grandes luttes qui opposent Jésus aux juifs, désespérément attachés à la loi et à leurs traditions.

L’Évangile d’aujourd’hui nous livre la fin du discours du Christ situé au chapitre 5, après la guérison miraculeuse, un jour de Sabbat, d’un homme malade depuis 38 ans, à la piscine de Bethzata. « Les juifs n’en cherchaient que davantage à le tuer puisque non content de violer le Sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant ainsi l’égal de Dieu » (Jn 5, 18)

Il y aurait beaucoup à écrire sur ce discours. Jésus n’est pas tendre. Après avoir évoqué le témoignage de Jean le Baptiste, Jésus donne son propre témoignage et souligne en quoi les grands prêtres sont incapables de l’entendre et de le recevoir.
« D’ailleurs Je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu » C’est bien cela qui en est le pivot, la racine de l’aveuglement des persécuteurs de Jésus. Coupés de la source de l’amour,  ils le soupçonnent de  ne rechercher que sa propre gloire. Ainsi sont-ils eux-mêmes et l’Ecriture ne peut plus rien leur révéler… C’est un cercle vicieux.

« Voilà si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m’a vu a vu le Père. » (Jn 14) C’est par notre vie de prière et sacramentelle que notre cœur, affûté, poursuivra le vrai bien : Jésus qui nous révèle le Père. L’Eglise qui est le milieu favorable à cette éclosion de l’amour. Eglise que nous ne regarderons seulement que comme une institution foireuse si nous ne portons plus en nous cet amour de Dieu.

fr Syméon,

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