Évangile commenté

Evangile du Dimanche 29 mars 2020

5e dimanche du Carême

Pour vivre le dimanche sans l’Eucharistie

Lecture du 5e dimanche du Carême
Commentaire…

“Moi, je suis la résurrection et la vie.Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.”

Comme à Marthe, Jésus demande aussi à moi, avec une certaine inquiétude de ma réponse : “Crois-tu cela ?”

Marthe de son côté a répondu avec résolution : “Oui, Seigneur, je crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde.”

Mais est-ce que Marthe a vraiment répondu à la question de Jésus ? Marthe n’avait-elle pas une idée fixe, très compréhensible, mais qu’elle ne lâchait pas et qui de fait la rendait incapable à se laisser mener à la hauteur – et surtout à la profondeur – où son Seigneur voulait la mener ? Le souci de Marthe était que Jésus ressuscite son frère Lazare, mort, tout de suite. Sur la promesse de Jésus disant : “Ton frère ressuscitera.”, Marthe reprit : “Je sais qu’il ressuscitera à la resurrection, au dernier jour”. Cet ajout “au dernier jour”, ne nous fait-il pas sentir que Marthe ne voulait pas attendre le dernier jour, elle voulait que ça soit tout de suite. Bref, Marthe était, comme nous-même le sont souvent, ….impatiente ! Au fond, n’était-elle pas scandalisée et blessée par l’absence de Jésus au moment où Lazare était mort au lieu d’empêcher par sa présence la mort de Lazare ? N’y a-t-il pas ici comme un certain règlement de compte en justice que Jésus devrait réparer quelque chose qu’il a omis de faire au premier abord ?

Mais nous voyons que Marthe saisit par elle-même que ce n’est pas comme cela qu’il fallait agir, que dans son attitude de réclamation de droit, elle n’obtient pas ce qu’elle désire. Astucieusement, et surtout humblement, elle fait appel à sa sœur Marie.

Remarquons que Marie dit – selon la traduction liturgique – exactement les mêmes paroles à Jésus que Marthe :”Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.” Par contre elle ne continue pas à réclamer et à raisonner comme le faisait sa sœur Marthe. Elle ne peut que pleurer et de fait c’est par cette attitude que Jésus est effectivement touchée : “Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé”. C’est peut-être le passage le plus important auquel il conviendrait de s’arrêter pour le contempler. Jésus ne vient pas comme le superman qui a la solution à tout, tout de suite, mais Jésus vient en étant lui-même bouleversé par la réalité de la mort. Nous voyons Jésus compatissant avec tous ceux qui souffrent de la mort d’un être cher, d’un proche. Jésus est comme homme en face de la réalité de la mort qu’il va affronter lui-même quelque jours plus tard, consciemment et volontairement, en subissant cette mort pour nous montrer à quel point Dieu veut être solidaire avec l’homme. N’est-ce pas déjà par la force de son abaissement que Jésus a avec autorité appelé Lazare hors du tombeau pour nous donner un avant goût de la vie à laquelle il nous appelle et qui consistera à goûter cette victoire de la vie sur la mort, comme la resurrection de Lazare n’en est qu’un signe ?

“Moi, je suis la résurrection et la vie.Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.”

“Crois-tu cela ?”

Frère Bernhard Maria

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Voir les commentaires des jours précédents:

Samedi, le 28 mars 2020 – fr Benoît-Étienne

Vendredi, le 27 mars 2020 – fr Jean-Joseph

Jeudi, le 26 mars 2020 – fr Syméon

Mercredi, le 25 mars 2020 – fr René

Mardi, le 24 mars 2020 – fr Benoît-Étienne

Lundi, le 23 mars 2020 – fr Jean-Joseph

Dimanche, le 22 mars 2020 – fr Bernhard-Maria

Samedi, le 21 mars 2020 – fr René

Vendredi, le 20 mars 2020 – fr Syméon

Jeudi, le 19 mars 2020 (Solennité de saint Joseph) – fr Ismaël

Mercredi, le 18 mars 2020 – fr Jean-Joseph

Mardi, le 17 mars 2020 – fr Benoît-Étienne

Lundi, le 16 mars 2020 – fr Syméon

Dimanche, le 15 mars 2020 – fr René

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