Évangile commenté

Evangile du Mercredi le 3 juin 2020

Mercredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire
(3 juin 2020)

Lecture du jour 

Commentaire

En posant une question à Jésus sur la résurrection des morts, les sadducéens veulent prouver l’absurdité de cette croyance.

Nous sommes tout proche du moment où Jésus sera arrêté et ses ennemis – pharisiens, docteurs de la Loi, scribes et ici sadducéens – le pressent de questions afin de le faire tomber dans un piège et avoir matière à l’accuser, à prouver qu’il n’est pas un prophète envoyé par Dieu, voire à le juger et le condamner.

Les sadducéens ne reçoivent que les cinq premiers livres du premier testament, d’où leur question tiré du Pentateuque. D’autres livres, comme le deuxième livre des martyrs d’Israël (épisode la mère admirable qui voit mourir ses sept fils par fidélité à l’Alliance et qui leur promet une récompense de Dieu), sont plus explicites quant à la résurrection des morts.

Jésus utilise deux arguments dans sa réponse. Le premier montre la différence entre la vie sur la terre et la vie dans l’éternité. Sur terre, nous nous prolongeons d’une certaine manière, dans nos enfants ; ils poursuivent l’histoire de notre famille et sont témoins par leur vie de leurs parents. Notre descendance est comme indirectement une victoire sur la mort. Or, dans la vie éternelle, nous vivrons pour toujours : nous n’aurons plus donc à nous prolonger dans une vie issue de nous. Les relations seront donc différentes entre deux conjoints : ce qui relève de la procréation n’existera donc plus, ainsi que ce qui fait l’exclusivité du lien entre deux personnes. Dans l’éternité, nos liens seront des liens de charité fraternelle uniquement, et c’est dans la mesure où nous vivons déjà de ces liens de charité (laissant la charité divine les habiter), y compris entre époux, qu’ils demeureront pour toujours.

Le deuxième argument est tiré de l’Ecriture sainte du livre de l’Exode. Lorsque dans l’épisode du buisson ardent, Dieu se présente à Moïse « comme le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob », Il révèle à celui-ci qu’Il est le Dieu des vivants, non seulement du temps où ceux-ci étaient vivants, mais même au-delà de leur mort. La fidélité du Dieu de Vie à ses amis ne s’arrêtent pas avec la mort, elle est une promesse de vie, et donc de résurrection. Dieu nous aime non seulement pour nous accompagner durant notre vie terrestre, mais pour nous garder pour toujours auprès de Lui. Il ne veut aucune séparation entre Lui et nous, et cela déjà dès cette vie, dès maintenant.

Recevons de notre Dieu fidèle cette promesse de Vie pour toujours auprès de Lui, et unis à tous ceux que nous aurons appris à aimer de charité fraternelle, d’amour vrai, transformé par la charité divine (cf. hymne à la charité de saint Paul aux Corinthiens XIII).

Frère Jean-Joseph

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