Évangile commenté

Evangile du Mardi 5 mai 2020

Mardi de la 4e semaine du Temps Pascal
(5 mai 2020)

Lecture du jour 

Commentaire

Si nous avons la foi, rendons grâce à Dieu. Si nous n’avons pas la foi, demandons à Dieu de nous la donner. De toute façon, soyons en bien convaincue que la foi est un don de Dieu qu’il nous est donnée comme une plante à bien entretenir. Disons souvent comme le père d’un enfant malade dans l’évangile : « Je crois Seigneur ! Viens au secours de mon manque de foi »

C’est bien ainsi que nous pouvons éviter de passer à côté de Jésus comme malheureusement nous voyons les personnes de l’évangile d’aujourd’hui le faire bien que matériellement ils se rendaient tout proche de Jésus : « Les Juifs firent cercle autour de lui. »

Est-ce qu’il nous est jamais arrivé de ne pas croire nos yeux ? Matériellement cela arrive rarement, mais spirituellement cela arrive malheureusement plus souvent qu’il faudrait. « C’est trop beau pour être vrai », disons nous en nous mêmes souvent quand nous sommes dans une situation dont nous n’avons pas la maîtrise et qui demande de nous simplement un acte de confiance que nous ne voulons pas risquer.

Eh bien, c’était clairement l’attitude de ces juifs encerclant Jésus qui s’exprime ainsi dans leur paroles : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Ces paroles expriment une attitude de vouloir mettre la main sur Jésus au lieu d’accueillir gratuitement un don qui pourrait les transformer, pour ne pas dire : les convertir.

Et Jésus met le doigt sur la plaie : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Et après un moment silencieux de compassion Jésus leur tend de nouveau la perche : « Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. »

Et nous touchons au grand Mystère pourquoi à certains il est donné d’avoir la foi et à d’autres non. Même pour Jésus cela semble être quelque chose de mystérieux et auquel il ne peut se soumettre que parce que tout est dans la main du Père selon sa conduite à travers l’histoire de l’humanité : Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » Bien qu’il sait qu’il ne sera pas cru par ses auditeurs immédiats, Jésus nous livre le fond de son cœur et de son être. Et pour nous, les croyants c’est une invitation extraordinaire à approfondir notre relation avec Celui qui est UN avec le Père. Et dans les moments où l’incroyant en nous gagne il n’y a qu’à revenir à ces paroles d’une rare profondeur pour se dire : « ce n’est que trop vrai que c’est beau ! »

Fr. Bernhard Maria

 

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